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Cadre :

UPC TransitionS - Nantes du 6 au 8 mars 2015

5 heures d'atelier

Participants :

  • Laure DIGONNET, Formatrice / Directrice du Pôle Développement - Les Petits Débrouillards du Grand-Est

Mail : l.digonnet@lespetitsdebrouillards.org - Id Jabber : l.digonnet - Id Skype : laure-apdl

Téléphones : Bureau : 03.83.96.38.94 - Port. Pro : 06.50.94.85.10


 SOMMAIRE

 

 

 

Notes stagiaires :

Ne pas hésiter à compléter/ annoter ou enrichir ... 

Document de travail réalisé par les stagiaires durant le temps :

 

objectifs

animateurs

public

Temps nécessaire

cadre

espace

Aménagement

Contraintes

Intervenant

Type de formation

Préparation

Outils pour fluidifier

Débat mouvant

(rivière, croix, curseur)

-se positionner

-dynamiser

-faire participer tout le monde

-c'est pas figé

-oui

ex : on donne la parole à une personne de chaque groupe

 

se positionne au milieu

Tout âge, tout public

30 min à 1h (pê 1h30)

Pas de limite

Dehors

grands espaces

Pas de chaise (réduire le temps si nécessaire)

délimiter les zones

projection(s) formule par zone

expo affiches

Être tout le temps en mouvement

(rythme,dynamique de groupe)

Oui (pas de distinction)

ou en intro ou joker

Courte inusive y aller progressivement

- « question frigo » (pour marquer le mouvement et donner un rythme

-chiffres clés/études

- « questions frigo »

Code gestuel ->lexique

Débat « Aquarium »

-l'écoute

-donne le temps de formuler ses arguments (frustration)

Oui

en extérieur pour avoir une vue panoramique. Il bouge (électron)

-lycée (collège)

environs 10-20 personnes

40 min minimum (par tranche de 10 min, 2 tours par groupe)

ne pas donner le temps au dép. Être équitable au niveau temps de parole des groupes

-scolaire

-groupe constitué

-à tester en grand public

-délimité une zone

pas grand espace

-assis (formaliser espace de débat)

-cercles : int/ext

-documentation pour le cercle extérieur

->ressources mise à disposez

-expo affiches

-place de l'animateur

-gérer la frustration et la tension

-risque de casser des arguments

-changer le gpe avant que ça redescende (garder les personnes en tension

Oui → joker (ressource) mais pas nécessaire

-incisive

-faire appel au vécu → argumentaire

-sujet travaillé en amont (recherche, scolaire → bilan)

-bonne formulation des questions c'est à peu près tout

- »questions frigo »

-code gestuel

-bâton de parole

- +autres

Débat « boule de neige »

« flocon de neige »

->on commence seul

-co-construction, maturation

-tout le monde prend la parole

-mettre à l'aise (progression)

Oui : montre

+restitution et donner les consignes

À partir de la primaire

tout public

1 à48 personnes

1h15 min

-gpes constitués

-pas tout public

-une grande salle avec plusieurs îlots

-salle modulable rapidement

 

-îlots tables/chaises

-le temps (déplacement)

-inertie de gpe

Non

inutile

-document à traiter

-question nécessitant un consensus

-pas besoin d'être dans une confrontation

-thématique

Pas besoin

Débat « étoile »

« pétale »

-<consensus

-arriver à un consensus

-prendre une décision

-amélioration->avancer

Oui -montre

-animation débat interfaces

-envisageable avec des jeunes si accompagnés + âgés

-adultes

2h min

-groupe(s) constitué(s)

Salle avec suffisamment d'espace pour faire des groupes

 

-long

-bonne gestion des îlots (que chaque groupe puisse s 'entendre)

Non pas nécessaire

-complexe → creuser

 

 

Débat Philip 6x6

Tout le monde parle

confrontation de nombreux arguments

Montre

synthèse ? (complexe)

Tout âge 12à 50

-nombre groupes 6min ou+/groupe (variations selon tours)

-tout le monde doit avoir bougé au moins 1 fois

Gpes constitués

Assez grand pour groupes

plusieurs salles =possible

 

 

Incisif

parlant (argumentaire → appel au vécu)

 

Pas besoin

 


Documents donnés ou étudiés durant l'atelier :

Débats et discussions : quels enjeux politiques ?

LA COHÉRENCE ENTRE THÉORIES ET PRATIQUES

En théorie, on critique assez facilement les rapports de force, l’oppression exercée sur certaines catégories de personnes, les attitudes excluantes, sexistes... En pratique, et notamment dans nos modes de discussion, ces critiques ne sont pas traduites en actes. Elles n’induisent tout simplement pas de changement dans notre façon de communiquer. Ainsi on est, en théorie pour le développement de rapports réellement égalitaires. Mais au quotidien, lorsqu’on discute en groupe on écrase autrui pour peu que l’on ait des facilités à s’exprimer de par son éducation, son sexe...

Il est facile d’attendre un « Grand Soir » qui effacerait comme par magie cette éducation aux rapports d’oppression, cela permet de remettre à plus tard les remises en question dans nos actes. Il nous semble urgent d’abolir la séparation entre théorie et pratique, tout comme celle entre «théoricien-ne-s » et « activistes ». Révolutionner nos rapports sociaux, notre façon d’échanger, ne peut passer que par la recherche d’une réelle praxis. C’est dans ce processus que nous voulons expérimenter des modes de discussion réellement égalitaires favorisant l’expression de tou-te-s.

 

LES RAPPORTS DE CONSOMMATION

Certains débats pourraient s’appeler conférences... On y vient en réalité pour écouter la bonne parole d’un-e invité-e vedette ou de plusieurs personnalités qui sont censées détenir une « vérité » et ce faisant monopolisent la parole. Dans ces situations, rien n’est conçu pour nous sortir de la passivité et de la consommation d’idées : il est plus facile de ne rien dire plutôt que d’oser s’exprimer devant des personnes qui ont l’air tellement « intelligentes »... Le fait d’être simple récepteur/trice n’aiguise pas notre esprit critique et bien souvent ce qui pourrait être un moment de construction collective se résume à une succession d’idées brillantes émises par quelques émetteurs/trices plus ou moins ennuyeux-ses.

 

LES RAPPORTS DE POUVOIR ET LES RAPPORTS DE GENRE

Parce qu’elles sont le lieu de prise de décisions mais aussi d’élaboration de réflexions ou d’actions, les discussions collectives recouvrent des enjeux de pouvoir qui se manifestent de manière plus ou moins explicites. Cela paraît évident lorsqu’en réunion des « grandes gueules » s’affrontent pour rallier à elles le plus de gens. Mais même lors d’un simple débat d’idées, qui a priori n’a pas d’enjeux décisionnels, des rapports de pouvoir peuvent s’instaurer, de manière plus subtile peut-être.

Les mêmes « grandes gueules » exercent un pouvoir manifeste en monopolisant la parole, mais par exemple les personnes qui introduisent le débat, et donc l’orientent, ou le concluent, exercent une autre forme de pouvoir. Quoi qu’il en soit, la forme adoptée par l’intervenant-e est une manière de s’inscrire dans des rapports de pouvoir, et ceci de plusieurs manières :

  • par le moment choisi. En effet, ce qu’on retrouve le plus couramment, c’est le fait de couper la parole, ce qui peut-être perçu comme un accident, mais qui bien souvent révèle à la fois le peu d’attention qu’on accorde aux autres et la volonté d’imposer sa parole. Par ailleurs, intervenir systématiquement après d’autres interventions peut aussi être une manière d’avoir le mot de la fin, de ramener les choses à soi.

  • par le ton. Ainsi le fait de parler fort est une manière de capter l’attention des autres, mais aussi parfois de s’imposer par la force. De même, en général plus le ton adopté est affirmatif, plus les idées énoncées vont apparaître comme des vérités et laisser peu de place à la remise en question.

  • par la posture physique. La manière dont on occupe l’espace n’est pas anodine ; se mettre en avant physiquement est une manière de montrer sa confiance en soi, de renforcer ses propos, parfois de s’imposer.

  • par la rhétorique. En effet, le vocabulaire qu’on va choisir par exemple, aura plus ou moins d’impact auprès de notre auditoire mais surtout lui permettra ou non de se réapproprier notre discours et de rebondir dessus. D’autre part, des études linguistiques ont montré qu’en général, dans la langue française, notre manière de structurer nos phrases fait qu’on peut rajouter un nombre impressionnant de propositions subordonnées et qu’il est ainsi très difficile pour notre entourage de nous interrompre.

Dans notre société patriarcale, ces rapports de pouvoir sont très souvent genrés, c'est-à-dire conditionnés par le sexe des personnes. Ainsi les hommes ont souvent une place prédominante alors que les femmes sont en retrait voire absentes physiquement des débats collectifs. Cet état de fait n’est pas lié à une quelconque nature qui ferait des hommes des êtres plus motivés par la réflexion collective, plus à l’aise en public ou des femmes des personnes moins militantes, plus timides... Il s’agit bien d’une construction sociale qui dès la naissance conditionne les individuEs à adopter des comportements normés par rapport à leur sexe biologique. Ainsi les petites filles seront plus éduquées à l’écoute, à être patientes, à rester sages, alors qu’on encouragera les petits garçons à se dépenser, à se confronter aux autres, à s’affirmer... Et cela ne va pas s’arranger en grandissant puisque, selon notre sexe, on va attendre de nous de plus en plus de comportements prédéterminés.

C’est donc ces comportements genrés que l’on va retrouver lors des débats, là encore de manière plus ou moins explicite.

On a tou-te-s assisté-e-s à des débats où seuls des hommes s’exprimaient, en se coupant la parole, en empêchant ainsi quiconque de plus réservé-e de s’exprimer. Mais ces rapports de pouvoir sont parfois plus subtils. Des études très intéressantes, comme celle de Corinne Monnet (cf bibliographie) sur les rôles genrés dans la discussion, montre par exemple que dans des débats mixtes, 99% des interruptions de parole sont effectuées par des hommes. Elle montre aussi que ce sont le plus majoritairement les thèmes proposés par les hommes qui seront retenus au détriment de ceux proposés par les femmes. Enfin elle explique en quoi les femmes quitentent de sortir de ces rôles sont mal perçues voir carrément réprimées sur des terrains personnels par le collectif.

En résumé, il nous semble illusoire de croire que la spontanéité dans les discussions collectives permettrait une répartition équitable de la parole. Alors, loin de vouloir faire une séance d’auto- flagellation collective, il nous semble important de clairement décoder les mécanismes de ces rapports de pouvoir pour les combattre efficacement, en tout premier lieu en notre sein.

 

CONTRE LES OPINIONS PRIVATISÉES, CONTRE L’OPINION PUBLIQUE

Pour prospérer, le capitalisme a intérêt à ce que la société soit atomisée, marquée par des peurs, par la solitude, par la logique du chacun-e pour soi. Il a intérêt à ne proposer, pour souder cette société atomisée, que des principes et des moteurs vagues, lointains, consensuels, creux au possible (la nation, le football, Claude François, la croissance...). Il en va de même dans les débats : notre société encourage la privatisation des opinions, et leur somme impuissante s’échoue dans une opinion publique pleine de généralités et complètement inoffensive pour le système en place.

L’élaboration de positions collectives nous paraît essentielle. Chacun-e de celle/celui qui a participé à cette élaboration a conquis grâce aux discussions une perspective meilleure que celles qu’ille avait pu jusqu’alors bricoler dans son coin. Cette perspective est partagée, chacun-e peut s’y reconnaître.

L’absence de réelle élaboration collective est masquée par les leaders qui produisent des positions-miroirs où tout le monde est censé se retrouver mais qui en réalité occulte les individualités. Ceci se rapproche du consensus de type familial qui soude un groupe de façon répressive.

Pour entamer ce processus d’élaboration collective, il faut tout d’abord briser les consensus présupposés mais jamais réellement discutés. Ces faux consensus se repèrent par leur caractère vague et général. Les idées n’ont pas besoin d’être précises, il faut surtout qu’on ne précise pas leur contenu, car alors leurs différences se font valoir et le faux consensus se brise. C’est sur ce modèle que fonctionnent actuellement nos démocraties occidentales.

 Source : https://infokiosques.net/IMG/rtf/debat_sur_les_debats.rtf

Formes de débat proposés :

Les formes de débat présentées ci dessous ne sont pas les seules formes existantes. Les formes proposées sont des formes qui peuvent être mises en place rapidement en prenant  en compte nos contraintes : publics, temps, espaces... D'autres formes sont présentées et décrites dans les documents listés dans les ressources et bien d'autres sont à inventer ... 

  • Débats mouvants ou de positionnements

 - Débats Petit axe / Grand axe (peut être aussi appelé débat en croix)

Le grand axe : 10 à 100 personnes

Un axe orthonormé est dessiné sur le sol avec des propositions au bout de ses repères (ex : légitime/pas légitime ; je participe / je ne participe pas). L’animateur/trice exprime une action (ex : manifester contre la guerre). Chaque participant-e va se positionner dans l’espace sur cet axe en fonction de ce qu’ille pense. L’animateur/trice demande à certaines personnes d’exprimer pourquoi elles se sont positionnées à l’endroit où elles sont. En fonction de ce qu’exprime la personne, les autres participant-e-s ont la possibilité de se repositionner. Il n’y a pas de débats, ce sont des points de vue différents qui s’expriment. Par contre si quelqu’un-e veut absolument exprimer sa position, ille peut demander la parole. Ensuite l’animateur/trice exprime une autre action et les participant-e-s, se placent de nouveau. Ceci permet de voir visuellement la position du groupe par rapport à un certain sujet. Il est important de formuler les proposition de l’axe sans jugement de valeur pour ne pas considérer que ce soit bien ou mal quand on se positionne à un endroit.

Le petit axe : 6 personnes

Sur une feuille au milieu de la table, un axe est dessiné avec des propositions à chaque bout (ex : j’ai l’impression d’être entendu / je n’est pas l’impression d’être entendu ; je me sens proche des institutions / je me sens loin des institutions) de la même manière que sur le grand axe. Chaque participant-e colle une gommette la-e représentant à l’endroit où ille se positionnerait par rapport aux repères de l’axe. Chacun-e à son tour, on explique au reste du groupe pourquoi on s’est mis à cet endroit (ex : je me sens proche des institution parce que je suis élu mais je n’ai pas l’impression d’être entendu parce que je fait partie du groupe politique très minoritaire.) Cet outil permet d’impliquer les participant-e-s en les faisant rentré dans le vif du sujet par un positionnement personnel. Il permet donc de faire connaissance en lien avec la problématique du débat (ex : comment se faire entendre de l’institution… ?)


 - Débat Rivière 

De 20 à 100 personnes.

Un trait est dessiné au sol. L’animateur/trice demande aux participant-e-s de se positionner de chaque coté de cet axe en fonction d’une problématique (ex : faut-il interdire de fumer dans tous les lieux publics ? ). Ille demande à un-e participant-e d’exprimer pourquoi ille a choisit ce coté. Ensuite l’animateur /trice propose à une personne de l’autre côté de s’exprimer. Cette personne va aussi essayer de convaincre l’autre bord. A chaque fois les participant-e-s peuvent changer de coté en fonction des arguments avancés et l’animateur/trice peut leur demander ce qui les a fait changer d’avis. On peut se donner comme objectif de trouver une proposition qui convienne à tout le monde en fonction de ce qui est exprimé (ex : on peut fumer dans les endroits publics si il y a un lieu réservé aux fumeurs avec extracteur de fumée, comme ça on respecte tout le monde). Cette forme permet à l’ensemble des participant-e-s d’intégrer progressivement de nouveaux point de vue pour arriver à un consensus sur une proposition simple.

 

  • L'aquarium 

de 8 à 40 personnes

Ce système permet à la fois de débattre mais également de prendre du recule par rapport à celui-ci d'être à l'écoute des arguments proposés et ainsi permettre de prendre le temps de formuler de nouveaux arguments.

L'assemblée est divisée en deux groupes homogène. Le premier groupe s'installe en cercle. Le second s'installe à l’extérieur de ce dernier. Seules les personnes installées dans le premier cercle peuvent débattre et s'exprimer. Les personnes installées à l'extérieur restent observateurs.  Toutes les 10 – 15 minutes, les groupes changent de place, les personnes installées à l’intérieur passent à l'extérieur et inversement les personnes à l'extérieur passent à l'intérieur et débattent à la suite du premier groupe. Ainsi de suite pour que chaque groupe est la possibilité de débattre au moins 2 fois.

 

  • Boule de neige

de 16 à 48 personnes.

Ceci est une méthode de maturation progressive. Cette forme peut servir à l'élaboration d'une charte collective par exemple. Après la restitution collective il peut s'ensuive une discussion sur les points de désaccord.

L'assemblée se divise en groupes de 2 personnes qui débattent de la même problématique (10 min). Chaque couple rejoint un autre couple et il y a débat à 4 personnes du sujet (15 min. Chaque groupe de 4 en rejoint un autre et débattent à 8 (20 min). Chaque groupe de 8 fait une retransmission de son débat au reste de l'assemblée. Pour le flocon de neige : on commence par prendre du temps seul, puis à 2, 4, 8.

 

  • L'étoile 

12 à 50 personnes

Par exemple, 4 petits groupes discutent chacun dans un coin d’une pièce de la même problématique pendant 30min. Avant de débattre chaque groupe a désigné une personne interface qui représentera le groupe dans la phase suivante. L’interface synthétise les propositions du petit groupe. Dans la phase suivante, les 4 interfaces se retrouvent au centre de la pièce, expriment la synthèse de leur groupe et essaient de trouver un consensus. Pendant ce temps toutes les autres personnes écoutent attentivement, prennent des notes et ne réagissent pas. (durée 20min) . Ensuite chaque interface retourne dans son petit groupe. Le groupe désigne une nouvelle interface et rediscute pour faire d’autres propositions en prenant en compte ce qui vient de ce dire. (durée 15min). Les 4 nouvelles interfaces se retrouvent au centre et essaient de trouver un consensus avec les nouvelles propositions. (15min). Elles retournent dans leurs groupes respectifs qui désignent une nouvelle interface (15min). Les dernières interfaces finalisent au centre la proposition (15min). C’est une forme qui permet la prise de décision. Il est important que tou-te-s les participant-e-s soient dans une démarche de consensus.


  • Le débat pétale

Minimum 20 personnes

Durée : 30 min minimum par décision,aménagement : tables de 6 disposées en cercle, chaque table étant une pétale de la fleur.

Désir : prendre une décision à un grand nombre (plus de vingt) en permettant à chacun d’émettre ses objections et d’améliorer la proposition initiale.

Préparation : noter clairement les propositions à arbitrer en autant d’exemplaires qu’il y aura de tables.

Animation : Donner à chaque table la proposition écrite. Les participants ont alors 10 min pour déterminer les zones d’accords et de désaccords avec la proposition initiale, et déterminer si possible les aménagements à faire pour rendre cette proposition acceptable par tous les membres du groupe. Chaque pétale n’est pas obligée d’arriver à un accord en son sein. Il s’agit ensuite de nommer un représentant de ce groupe. Les représentants vont alors occuper les chaises en bout de table, dans l’intérieur.

S’ensuit alors une phase de 10 min où c’est le cœur de la fleur (les représentants) qui a la parole. Les autres sont réduits au silence mais peuvent noter leurs réactions et propositions. Les représentants doivent parvenir à un accord ou, le cas échéant, exprimer clairement les désaccords et les marges de manœuvre. Alors le débat retourne dans les pétales pour une nouvelle séquence de 10 min. En assistant au débat entre les représentants, les participants adoptent une posture de consensus et recherchent alors une solution viable pour tous plutôt que de persister dans leur choix. Généralement, le deuxième tour au cœur de la fleur permet de trouver un accord. Parfois un troisième aller/retour peut être nécessaire pour fixer les modalités de cette décision et sa mise en oeuvre : qui, quand, ou et comment ?

NdlR : C’est une consigne agréable à vivre pour les participants, surtout par contraste avec ce que sont d’habitude les débats précédent une décision. Encore faut-il que la proposition nécessite vraiment un arbitrage (qu’il y ait un enjeu réel pour les participants) et qu’elle soit suffisamment construite. Car les conditions ne sont pas réunies ici pour créer du contenu. « Comment organise-t-on la fête de l’association cette année ? » par exemple ne fonctionnera pas. Les participants, en seulement 10 min ne peuvent y répondre.

 

  • Philip 6x6

de 12 à 50 personnes

Des groupes de 6 personnes dont un rapporteur débattent pendant 6min (ou 15min). Au bout de 6min tous les rapporteurs changent de groupe dans le sens des aiguilles d’une montre. Chaque personne arrivant d’un autre groupe va synthétiser ce qui vient de se dire dans son précédent groupe pour faire rebondir la discussion. Tous les groupes désignent un nouveau rapporteur et débattent pendant 6min. Puis les nouveaux rapporteurs changent de groupe et ainsi de suite jusqu’à ce que toutes les personnes de tous les groupes aient changé de table une fois. Cette forme permet, avant une prise de décision par exemple, d’avoir un aperçu de tous les arguments développés par l’ensemble du groupe.

Autre version : entre chaque phase de débat chaque rapporteur-e exprime la synthèse de son groupe, un animateur synthétise le tout sous la forme d’une nouvelle problématique qui est débattue dans les nouveaux petits groupes après changement des rapporteurs. Et ainsi de suite.

 

  • Bar Camp

Un BarCamp est une rencontre, une non-conférence (en) ouverte, qui prend la forme d'ateliers-événements participatifs où le contenu est fourni par des participants qui doivent tous, à un titre ou à un autre, apporter quelque chose au Barcamp. C'est le principe « pas de spectateur », « tous participants ». (cc) Wikipédia

 

  • Café science

Un Café Sciences...ce qu’il est :

      • C’est la rencontre de plusieurs experts (scientifiques, techniciens, professionnels,. . .) de domaines différents et d’un public curieux autour d’une question.
      • C’est un temps de discussion animé par un modérateur qui garantit l’expression de chacun des participants, publics ou experts.
      • C’est un moment où les experts apportent un témoignage matériel de leurs activités : un objet, un instrument de travail, quelque chose qui symbolise leurs activités et qui circulera parmi le public.
      • C’est un moment où il n’y a pas de mauvaises questions ou de questions idiotes. 
      • C’est un temps où tous les participants, experts ou publics, visent à explorer une question en essayant de construire une réponse commune.
      • C’est un temps où l’esprit critique, la culture du débat et l’honnêteté intellectuelle sont les moteurs d’un partage des connaissances.
      • C’est un temps où ceux qui ont un « savoir scientifique » le confronte à ceux qui ont un « savoir empirique ».

 

Un Café Sciences...ce qu’il n’est pas

      • Ce n’est pas une conférence : on n’est pas là pour écouter pendant deux heures un expert. Il y a des lieux et des moments plus appropriés pour ça ! ! (amphi, salles de conférences,. . .)
      • Ce n’est pas la confrontation de deux univers "ceux qui savent tout" apportant la lumière à ceux "qui ne savent rien".
      • Ce n’est pas une discussion de bistrot.
      • Ce n’est pas une juxtaposition d’idées préconçues ou de thèses parano. De « on dit », « il paraît que ». . ..
      • Ce n’est pas une foire d’empoigne, où plusieurs groupes aux intérêts divergents vont essayer d’imposer leur point de vue en criant plus fort que les autres. Ce n’est pas le saloon de Lucky Luke.
      • Ce n’est pas une tribune où chacun vient porter une posture idéologique.

APD Bretagne

L'animateur, un rôle central :

Ci dessous, vous trouverez quelques éléments concernant l'animateur : son rôle, ses outils, son positionnement et quelques trucs et astuces tirés du livre de Sylvie LE CLAVEZ, Animer un débat, les clefs de la réussite. Ces éléments sont basés sur l'animation d'un débat type « table ronde » dans le cadre d'une journée événementielle, mais peuvent vous servir quel que soit le type de débat que vous mettez en place.

Une table ronde est une forme de réunion ou d'assemblée dans laquelle les participants débattent d'un sujet en exprimant les différents points de vue. Le but d'une table ronde peut être : d'exposer les différents points de vue, par exemple les émissions de télévision -approfondir le thème de la réunion - négocier entre partenaires. i

Le rôle de l'animateur :ii

L'animateur sera réellement le chef d’orchestre, le médiateur. Il sera aussi garant de la bonne circulation de la parole, de l’échange entre les intervenants et le public, du respect du thème abordé...

La trousse de l’animateur :

  • un papier et un crayon pour prendre quelques notes ;

  • la trame et quelques fiches ;

  • éventuellement des sorties papier des diaporamas des intervenants, pour savoir où ils en sont dans leur exposé ;

  • le programme précis de la journée qui a été remis aux participants afin de connaître les informations qu’ils ont eues.

Attention ! Plus on a de documents et de matériel sur la table, plus on risque de se mélanger les pinceaux. Il faut donc se contenter de l’essentiel. Ne pas oublier non plus la montre, voire même le réveil posé sur la table.

Ou se positionner en tant qu'animateur :

L’animateur peut être tenté de s’asseoir au milieu, surtout s’il y a deux groupes d’intervenants bien distincts et défendant des points de vue différents. Mais il risque alors de se priver du regard sur la « partie adverse » et donc d’opportunités de relances, de contradictions... Et puis, cela entretient une vision binaire des débats pas toujours judicieuse. En outre, en termes de dynamique à la tribune, c’est « un regard à droite, puis un regard à gauche », comme le public qui assiste à un match de tennis.

En fait, l’animateur sera bien mieux placé à une extrémité. Cela lui permettra d’embrasser d’un seul regard tous les intervenants, de ne pas les déranger lorsqu’il faudra se déplacer vers le public, ni de laisser une chaise vide en plein milieu de la tribune.

Rester concentré - Être à 100%

Tête en l’air s’abstenir ! Le moindre petit moment de déconcentration se paie cash. Si le participant n’écoute que 90 % du temps, ce n’est pas grave. L’animateur doit, en revanche, être à 100 % ! C’est pour cela que c’est très fatigant. Pendant que l’intervenant parle, on a l’impression que l’animateur ne travaille pas ; c’est faux, il écoute pour pouvoir rebondir à tout moment. Mais il ne faut pas trop montrer cette mobilisation et avoir, au contraire, une apparence détendue. Évidemment, l’animateur reste un humain, et des soucis personnels peuvent provoquer des « décrochages ».

Les points de vigilance – Ne pas déranger

L’organisateur qui passe des petits mots pour tout et pour rien peut aussi créer ces instants de déconcentration. Il faut d’ailleurs lui expliquer que le seul moment où l’on ne doit PAS déranger l’animateur, c’est pendant les échanges avec la salle, car le rythme y est soutenu.

Construire sa trame - Chacun sa forme !

S’il est un domaine où chacun cuisine sa tambouille personnelle, c’est bien celui-là ! Certains animateurs veulent TOUT écrire, d’autres se contentent des grandes lignes ; certains préfèrent écrire gros, d’autres jouent avec les couleurs... Il faut simplement que la trame soit adaptée à la personnalité de l’animateur (des exemples sont présentés ci-après). L’important est qu’elle remplisse sa fonction : c’est un support au trou de mémoire, au déroulement, c’est un guide, un conducteur sur lequel l’animateur s’appuie constamment.

Rédiger sa trame – Stock pour le frigo

Sur sa fiche, l’animateur doit retrouver :

  • le timing ;

  • le sujet ;

  • le résumé du sujet ;

  • la présentation des intervenants ;

  • la façon dont on va le lancer sur le sujet ;

  • les phrases de transition « clés » ;

  • des questions dites « frigo ».

Les questions « frigo » sont des questions froides que l’on peut poser à peu près n’importe quand et à n’importe qui. Ces dernières permettent de pallier un manque de questions dans la salle, de combler une faiblesse dans les propos d’un intervenant, d’éviter un blanc si l’on a été déconcentré assez longtemps pour perdre le fil et, de manière générale, de dynamiser le débat. Attention ! Questions « frigo » ne veut pas dire questions banales, voire stupides. Elles doivent être pertinentes par rapport aux objectifs de l’organisateur. Elles reposent souvent sur des données générales. Bien entendu, si la salle et les intervenants sont suffisamment prolixes, ces questions ne serviront pas (il faut toujours donner la priorité à l’expression des participants).

 

MÉMOS 

Préparation :

  • « Dérouler » le programme prévu.

  • Noter l'identité exacte des intervenants, leurs titres et leur parcours.

  • Se concentrer sur quelques informations.

  • Avoir une vision claire des contradictions qui existent entre les intervenants et des rapports qu’ils entretiennent.

  • Rencontrer assez longuement les intervenants avant l'événement.

  • Préparer environ une semaine avant la manifestation.

  • Sur la fiche, retrouver le timing, le sujet, le résumé du sujet, la présentation des intervenants, les phrases de transition « clés » et les questions dites « frigo ».

  • Apprendre la première phrase par cœur.

Le jour J

  • Se réserver du temps pour vérifier que tout est en place.

  • « Essayer » sa place sur scène.

  • Redérouler la mise en scène une dernière fois.

  • Toujours respecter scrupuleusement les horaires du programme.

  • Se contenter de l’essentiel.

  • Ne pas oublier la montre.

  • Se placer par rapport aux intervenants.

Lancer l'animation

  • Éviter de prendre la parole trop longuement avant les discours d’ouverture.

  • Se présenter.

  • Annoncer le programme et le déroulement de la journée.

  • Rappeler les objectifs.

  • Indiquer l’heure de fin prévue.

  • Énoncer très clairement les règles du jeu dès le départ, en insistant sur le délai imparti à chaque personne.

  • Lorsque l’on avoue un souci au public, le faire avec humour.

Avec les intervenants :

  • Éviter que les intervenants n’aient à se présenter eux-mêmes.

  • Représenter sommairement l’intervenant à chaque prise de parole.

  • Ne jamais quitter son interlocuteur du regard et acquiescer à ses propos.

  • Ne pas se déconcentrer.

  • Effectuer régulièrement un tour d’horizon, un coup d’œil panoramique sur la salle et les autres intervenants.

  • Donner la parole à la salle dès que possible.

  • Vérifier que les propos sont compréhensibles par le plus large public.

  • Faire répéter ou préciser certains propos à l'orateur.

  • Rappeler aux intervenants qu’ils doivent s'exprimer plus lentement qu'à la normale et utiliser un vocabulaire relativement simple.

Animer le débat avec la salle :

  • Avant de se tourner vers la salle, savoir ce qu’on demande au public.

  • Tendre des perches.

  • Guider les participants.

  • Ne pas se séparer de son micro.

  • Couper les prises de parole de la salle lorsqu’elles sont trop longues.

  • Regrouper les questions par lots.

  • Réagir immédiatement en cas de problème.

  • Inciter le participant à argumenter.

Gestion du stress :

  • Combattre le symptôme par sa solution et non pas se mettre encore plus de pression.

  • Prévenir préalablement les intervenants des thèmes que l’on abordera avec eux.

  • Tout mettre en œuvre pour détendre les intervenants.

  • Donner rendez-vous aux intervenants une heure avant le début du débat.

Le vocabulaire :

  • Expliquer les sigles, le jargon et les termes techniques.

Poser des questions :

  • Commencer par une question assez précise.

  • Poursuivre par des questions très ouvertes.

  • Vers la fin, repasser à des questions plus précises.

  • Ne pas poser de questions trop personnelles.

Gérer les outils multimédia :

  • S’assurer que le document (film, photo ou diaporama) est libre de droits.

  • Bien connaître le contenu d’un diaporama ou d’un film et en mesurer l’intérêt avant la projection.

  • Prévoir un régisseur technique.

Savoir bien terminer le débat :

  • Égrener un compte à rebours dans le dernier quart d’heure.

  • Proposer une suite au débat.

  • Être à l’affût de la belle idée pour clore en beauté.

Sources :

ii « Animer un débat, les clés de la réussite » – Sylvie Le Clavez – Eyrolles Éditions d'Organisation

Les rôles pour s'impliquer :

Différents rôles peuvent être distribués lors d’un débat, d’une réunion ou d’une discussion collective afin de faciliter les prise de parole, d’enrichir les échanges et au final d’être plus efficace. Mais ces rôles ne doivent conférer aucun pouvoir : ils sont là au contraire pour limiter les prises de pouvoir qui peuvent avoir lieu spontanément pour des raisons précédemment citées. Ils ne font que rappeler au groupe les consignes qu’idéalement il s’est lui même donné, ils cadrent la forme et non le fond des débats, ils doivent permettre au fond d’être le plus satisfaisant possible. Assumer ces différents rôles est une excellente auto-formation dans l’art de la discussion… Mais les assumer de façon répétitive, en se spécialisant, peut engendrer lassitude ou pouvoir d’expert-e. Il est donc important que ces rôles tournent ! Il est également important que chaque rôle soit assumé par une personne distincte : il est très difficile d’en mener correctement deux de front…

    • Médiateur/trice

C’est la personne garante des règles du jeu : elle est chargée de les faire respecter en les rappelant si besoin est. Elle peut synthétiser les différentes positions exprimées pour relancer le débat ou faire le point. Elle peut prendre la parole sans la demander mais son intervention doit alors servir uniquement au bon déroulement du débat, et jamais faire primer son point de vue.

    • Scribe

C’est une personne qui prend des notes de ce qui se dit de manière synthétique. Elle peut retranscrire les arguments qui ont amené à une décision ou les différentes étapes d’une discussion. Cela permet d’avoir une trace pour les absent-e-s et une mémoire pour que le groupe se souvienne de pourquoi il en est arrivé là.

    • Porte-parole

C’est le rôle qui apparaît par exemple dans les débats en petits groupes. La ou le porte parole raconte les conclusions de son propre petit groupe à l’ensemble du collectif. Ille demande à son petit groupe d’élaborer avec lui le récit ille fera, ou au moins de valider avant qu’ille s’en aille le faire. Son récit sera le plus fidèle possible et ille n’omet pas, quand on lui des questions par exemple, les avis qui n’étaient pas les siens (c’est si vite fait…)

    • Montre

C’est la personne qui informe le groupe du temps qui s’écoule. Elle doit intervenir régulièrement pour signifier le temps qui reste avant de passer au point suivant ou au moment où il faut se mettre d’accord sur une retransmission.

    • Prendre les tours de parole

Il s’agit d’une personne qui note les gens qui souhaitent prendre la parole dans l’ordre et qui organise les tours de paroles en fonction des thème abordés. Elle signifie régulièrement la liste des gens en attente de parler pour que les personnes puissent se préparer et ne s’impatientent pas trop.

Source : Virus 36

Des outils pour s'adapter :

Dans ces processus de discussion, d’élaboration d’une réflexion collective, notamment afin de déboucher sur de réelles décisions collectives, des outils existent, trop peu connus, dont on peut s’inspirer.

Ces outils sont des mises en forme de débats, par conséquent ils doivent être choisis en fonction du fond de ce qu’on veut aborder, puisque fond et forme sont indissociables.

Au niveau de la méthode, nous vous conseillons donc de définir d’abord les objectifs de la discussion, qu’il s’agisse d’un débat public comme d’une réunion d’équipe, et de choisir les outils appropriés en fonction. Ces formes peuvent se mixer les unes aux autres, se succéder…

Toutes ces formes supposent un-e animateur-e exterieur-e au débat et sont modulables en fonction du nombre de participant-e-s.

    • Bâton de parole

La parole est symbolisée par un bâton (ou n’importe quel autre objet). Celle ou celui qui détient le bâton est lae seul-e à pouvoir s’exprimer, les autres ne doivent pas l’interrompre. Quand ille a fini, ille transmet le bâton de parole à qui le demande, et ainsi de suite. Cela permet de visualiser la circulation de la parole, qui la monopolise…

    • Tour de parole

Une personne de l’assemblée note les tours de parole. Quand on désire la parole, on le signifie en levant la main et la personne nous rajoute sur la liste des personnes qui ont demander la parole. On a plus qu’à attendre notre tour. Cela permet d’éviter les dialogues ; que chacun-e prenne le temps de bien réfléchir son intervention ; d’éviter de répéter ce qui a déjà été dit ; de construire une réflexion collective en fonction de là où on est maintenant, lorsque moi j’interviens, sans bloquer sur ma petite idée. Pour finir, on peut décider d’un nombre d’interventions ou que l’on arrête de prendre les tours de parole.

    • Ticket de parole

Chaque participants détient un nombre déterminé de tickets (par exemple 3). A chaque fois que l’on intervient, même brièvement, on doit donner un ticket. Quand on a plus de ticket, on a plus droit à la parole. On peut également décider d’une durée maximum d’intervention (par exemple 5 min).

    • Tour de table

Chaque participant-e s’exprime le temps qu’ille veut sur le sujet, à tour de rôle, jusqu’à ce que tout-e-s les participant-e-s aient pris la parole.

Source : Virus 36

 

Des codes gestuels pour fluidifier les discussions :

La parole est évidemment le support privilégié, mais notre corps est aussi vecteur de sens. On peut donc également s’en servir pour exprimer des choses importantes sans avoir à interrompre celle ou celui qui est en train de parler.

Ainsi au sein de divers collectifs on a pu expérimenter un code gestuel où selon les besoins on introduit plus ou moins de signes.


En voici une brève présentation :

Demander la parole 

Main levée : « je souhaite prendre la parole »

Point technique

Les deux mains forme un T : tout point se rapportant à ces aspects techniques extérieurs au débat et non pas au fond de la discussion. Ex : « la voiture immatriculée 712 PQ 38 gène », « il pleut, avez vous rangé vos affaires dehors ? »

Point médiateur

La main tendue trois doigts ver le bas en forme de M : intervention du médiateur concernant la forme du débat, pour fluidifier la parole, synthétiser ou reprendre une personne qui ne respecte pas les règles ou prend trop de place.

Plus fort

Agiter les deux mains paume vers le haut : « je n’entends pas bien ce qui est dit ».

Plus lentement

Agiter les mains paumes vers le bas : « tu parle trop vite »

Traduction

Former un L avec deux doigts : « je ne parle pas la langue » ou « reformule s’il te plait, je n’ai pas compris »

Répétition

Tourner les deux mains autour d’elles même : « tu te répètes » ou « ton intervention est vraiment trop longue, viens en au fait s’il te plaît »

Je suis d’accord

Agiter les mains ouverte : « je suis d’accord » ou « je trouve ça pertinent »

Je ne suis pas d’accord

Pouce vers le bas : « je ne suis pas d’accord »

Attention comme toute méthode, celle-ci comporte des travers. En effet, même sans bruit on peut retomber dans des effets spectaculaires. Par exemple lorsqu’une personne intervient et que toutes les mains s’agitent en l’air en signe d’approbation, l’intervenant-e peut vite se sentir dans une position de leader/leadeuse.

A l’inverse, trop de signe gestuels de désapprobation peuvent inhiber une personne qui ressent visuellement une agressivité.

Même en utilisant ce code, la médiation reste importante pour réguler tout ça.

Source : Virus 36

 

Structurer ses interventions orales :

Dans la communication, il faut compter avec les limites à l’enregistrement.

La loi du peu

  • L’origine de l’obstacle

En situation de communication, écoute ou lecture, nos capacités de mémorisation sont limitées.

 

Ce que l'on retient

Ce que l'on perd

Écoute

20 – 25 %

75 – 80 %

Lecture

30 – 35 %

65 – 70 %

  • Les conséquences de l’obstacle

    • Conséquences quantitatives : on ne retient pas tout ;

    • conséquences qualitatives : ce que l’on retient ne contient pas forcément l’essentiel et souvent l’on peut constater des transformations ou ajouts d’informations.

  • Les remèdes contre l’obstacle

Pour faire enregistrer au moins l’essentiel d’un message, deux conditions :

  • l’identifier : toutes les informations ne sont pas à mettre sur le même plan : se poser la question "S’il ne devait retenir qu’une chose, ce serait quoi ?"

  • Le rendre apparent : je m’impose de reboucler aussi souvent que nécessaire par  :

    • la répétition,

    • la reformulation,

    • un exemple.

 

L’horreur du vrac

  • L’origine de l’obstacle

La mémoire, pour enregistrer un message, fonctionne par association et classement. Le vrac est l’ennemi de la mémoire. Un message dans lequel les informations sont en vrac diminue ses chances d’être enregistré.

  • Les conséquences de l’obstacle

Dès qu’un message dépasse quelques mots, s’il n’a pas été structuré :

    • il est fastidieux de le suivre et de rester attentif (effort supplémentaire pour le récepteur) ;

    • il est difficile voire impossible de le retransmettre ;

    • il y a perte d’informations quantitatives et qualitatives.

  • Les remèdes contre l’obstacle

2 conditions pour donner au message de bonnes caractéristiques "d'approche" dans la tête de l’autre :

  • Organiser les informations : se poser la question "quelle organisation correspond à la logique et au sens du message ?" ;

  • Rendre l’organisation apparente au destinataire : la règle des "3 dire" :

      • je dis ce que je vais dire : introduction ;

      • je dis ce que je dis : développement ;

      • je dis ce que je viens de dire : conclusion.

Source : M. Laguigne fait sa rentrée , Impulser, créer cohésion et synergie – ESEN :

http://www.esen.education.fr/fileadmin/user_upload/Modules/Ressources/Themes/comm-prof/rentree/laguigne_rentree.pdf

Trucs & astuces - préparation et organisation :

1er point de vigilance (Préparer l'intervention au regard de l'objectif et définir les rôles des intervenants.

Chacun doit savoir ce qui est attendu de lui et doit pouvoir se préparer. Aussi bien les intervenants que les participants.

 

Pour que la diversité du groupe …

 

existe

soit facilitée

produise des résultats

Avant

Facilité la réflexion des participants en leur donnant les informations nécessaires : thématique abordée.

Choix de la méthode

Préparer la salle en fonction de la méthode et en vous adaptant au lieu.

Préparer le matériel : micros, communication, vidéo projecteur ….

Cibler les intervenants

Cibler les participants : invitations, affichage, communiquer !

Pendant (début)

 

Accueillir les intervenants mais aussi le public

Mettre en place la règle du jeu :

fixer la durée – la prise de parole – le temps de parole …

Distribuer les rôles (si besoins) : scripte, montre, ….

Dire l'objectif et le contexte

Présenter les intervenants (si le choix à été fait de le faire au départ).

Proposer une première question ou controverse pour lancer le débat.

Pendant (en cours)

Écouter pour :

- faire exprimer

- faire écouter

Faire respecter la règle du jeu

Réguler les échanges :

- faire parler

- faire écouter

Faire utiliser les apports et points de vue (et non les simples opinions)

possibilité d'inscrire la production au tableau ...

Après

Très important de conclure le débat.

 

Valoriser les acteurs et leur contribution

Faire le point sur le fonctionnement.

Faire le compte rendu / retour sur + donner la bibliographie évoquée … et le diffusé.

Source : M. Laguigne fait sa rentrée , Impulser, créer cohésion et synergie – ESEN :

http://www.esen.education.fr/fileadmin/user_upload/Modules/Ressources/Themes/comm-prof/rentree/laguigne_rentree.pdf

Sources & Ressources :